Le 29 août ...

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Le 29 août ...

Message  Klod le Lun 19 Nov - 11:06

29 août 1353

Au large des côtes de la Sardaigne, les flottes vénitiennes et génoises s’affrontent à la pointe de la Loiera, près d’Alghero.

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Tandis que le roi de Hongrie menaçait villes vénitiennes de Dalmatie, les Génois, au printemps de 1353 , armaient une flotte de soixante galères, sous le commandement d’Antonio Grimaldi, et ils envoyaient une petite escadre insulter les Vénitiens dans le golfe Adriatique.

Ceux-ci néanmoins réussirent à détourner par leurs négociations, l’attaque du roi de Hongrie ; en même temps ils armèrent, de concert avec les Catalans, une flotte de soixante et dix galères. Les Vénitiens, conduits par Niccolo Pisani, avaient donné rendez-vous dans les mers de Sardaigne aux vaisseaux de Barcelonne, conduits par Bernard Chiabréra. Grimaldi, averti du projet de ses ennemis espéra qu’il pourrait atteindre , ou les Vénitiens, ou les Catalans avant leur réunion y et les battre en détail. Comme ses soixante galères n’étaient pas encore complètement armées, il en laissa huit à Portô-Vénéré, tandis qu’il distribua leur chiourme sur les cinquante-deux autres, et il se mit à la recherche de l’ennemi.

Lorsque les Génois arrivèrent à la Loiéra, dans la partie septentrionale de la Sardaigne ils apprirent que les deux flottes, qu’ils espéraient trouver séparées, avaient déjà opéré leur jonction, et les attendaient à peu de distance.
Après avoir passé un promontoire, ils les découvrirent en effet ; mais les Vénitiens , qui craignaient que les Génois n’évitassent le combat avaient cherché à déguiser la supériorité leurs forces en cachant leurs petits vaisseaux derrière les plus grands : en même temps ils affectaient une immobilité qui était considérée comme un indice de leur crainte. Grimaldi, trompé par ces apparences , rappela à ses matelots la victoire qu’ifs avaient tout dernièrement remportée en Romagne, sur un nombre de vaisseaux supérieur au leur ; il les avertit de se préparer au combat et les invita à faire vaillamment leur devoir.

En même temps il doubla un second promontoire qui s’avançait entre les Vénitiens et lui il découvrit la flotte vénitienne et catalane, il était alors trop tard pour refuser le combat.

Ce fut un triomphe pour le commandant vénitien. Le commandant génois, réussi à s’enfuir à la faveur de la tombée de la nuit, rentra à Gênes avec seulement dix-huit navires alors que quarante-et-une galères restèrent aux mains des vénitiens.

Trois mille cinq cents prisonniers, la fleur de la noblesse et de la bourgeoisie de Gènes (qui furent, pour la plupart, exécutés), tombèrent au pouvoir du vainqueur avec ces trente galères ; deux mille Génois périrent dans le combat ou furent noyés dans les vaisseaux envoyés par le fond.

Klod
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Re: Le 29 août ...

Message  Don Pietro di Castello le Ven 30 Nov - 21:43

29 août 1799

Mort à Valence (France), en captivité, du pape Pio VI.

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La France annexe Avignon et le Comtat Venaissin. Le 19 février 1797, Napoléon Bonaparte contraint Pie VI à signer le traité de Tolentino (appelé aussi Paix de Tolentino) avec la France du Directoire, qui concède à la France les légations de Romagne, de Bologne et de Ferrare.

À la nouvelle de l'assassinat du général Duphot, le Directoire ordonne le 11 janvier 1798 l'occupation de Rome. Gaspard Monge part le 6 février pour Rome. La Révolution éclate dans la ville le 15 février. La "République romaine" est proclamée par le peuple réuni au Campo Vaccino (ancien forum).

Le pape Pie VI est contraint par la république française de renoncer à son pouvoir temporel et de se contenter de son pouvoir spirituel. Il est déposé, et le 15 février la 'République est proclamée à Rome. Il est en fait prisonnier. Octogénaire et très malade il demande la grâce de pouvoir mourir à Rome. Le général français a la délicasse de lui répondre: «Mourir cela peut se faire partout». Pie VI quitte Rome dans la nuit du 19 au 20 février 1798. Après le renvoi de Masséna, Gaspard Monge fait toutes les nominations (sauf les finances).

Il est conduit à Sienne puis à la chartreuse de Galluzzo de Florence (en juin 1798). Il passe par Bologne, Parme, Turin. On lui fait traverser les Alpes sur une civière. C'est ensuite Briançon, Grenoble et enfin Valence (France). Il n'ira pas plus loin.

Son calvaire s'arrête à Valence. Prisonnier de la République française, il y meurt, épuisé, le 29 août 1799 à l'âge de 82 ans. C'est en son honneur qu'un pâtissier de la ville eut l'idée de confectionner le fameux Suisse de Valence. Son successeur fut Pie VII.

Pie VI, d'abord enseveli civilement à Valence, est enterré dans la basilique Saint-Pierre de Rome, son corps y ayant été ramené en triomphe le 17 février 1802.

C’est le monastère bénédictin de San Giorgio qui sera choisi pour réunir le conclave qui lui donnera un successeur.

Don Pietro di Castello

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