Le 05 avril

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Le 05 avril

Message  Lise 2 le Ven 23 Nov - 14:58

5 avril 1885

Naissance à Venise du peintre Leonardo Dudreville, mort à Ghiffa le 13 janvier 1976

Après une brève formation à l'Académie de la Brera, à Milan, Dudreville s'installe à Paris, en 1906 et 1907, et y rencontre Severini. Sa peinture s'inscrit alors dans le courant divisionniste.

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Les toiles exposées à la Famiglia Artistica (1914) attestent un changement notable dans sa pratique : chromatisme influencé par Severini, dynamisme, réflexion sur le rayonnement circulaire et l'énergie lumineuse (Expansion de la poésie, 1913). Après la guerre, une oscillation entre diverses positions théoriques caractérise son attitude. Ainsi, il signe le manifeste futuriste Contre tous les retours en arrière dans la peinture (1920), puis, en 1921, se rapproche du groupe Valori Plastici, et, enfin, se trouve être un des fondateurs du groupe Novecento, qu'il quittera en 1924 suite à des désaccords avec Sarfatti quant à une orientation fasciste du mouvement. En définitive, le choix individuel du vérisme le retiendra jusqu'à la fin de sa carrière. Ses écrits théoriques et son autobiographie s'avèrent d'un intérêt certain.

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Re: Le 05 avril

Message  Patriciaa494 le Ven 21 Déc - 14:47

5 avril 1744

Jean-Jacques Rousseau est au concert dans la Chapelle à Incurabili, aujourd'hui occupé par Accademia di belle arti di Venezia, à Dorsoduro.

Rousseau est subjugué par ces ospedali qui recueillent des jeunes filles orphelines ou peu fortunées que la République de Venise dote soit pour le mariage soit pour le couvent. On leur enseigne notamment la musique.
Aux Mendicanti, dans des tribunes grillagées, cloîtrées comme des religieuses, elles chantent comme des anges :
" La plus vieille n'a pas vingt ans, écrit Rousseau. Je n'ai l'idée de rien d'aussi voluptueux, d'aussi touchant que cette musique : les richessses de l'art, le goût exquis des chants (...) tout dans ces délicieux concerts concourt à produire une impression dont je ne doute qu'aucun coeur d'homme soit à l'abri ".
En un mot, Rousseau s'enflamme.
Brûlant du désir de rencontrer ces créatures célestes, entrevues derrière les grilles, il demande à l'un de ses amis de lui permettre de pénétrer dans cet ospedale. Sa fièvre retombe vite : l'une est borgne, l'autre défigurée par la petite vérole... Désappointé mais néanmoins chevaleresque, il écrira plus tard: "La laideur n'exclut pas les grâces (...) On ne chante pas ainsi sans âme, elles en ont".

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