Venise est une fête

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Venise est une fête

Message  Patriciaa494 le Ven 9 Nov - 16:43

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En 1950, Hemingway est au sommet de son art. Il vit à Venise avec son épouse Mary mais s'éprend d'une jeune aristocrate, Adriana Ivancich. Surgissent alors deux personnages de Pour qui sonne le glas qui s'immiscent dans son existence. Roberto, un jeune étudiant italo-américain, cherche à tout prix à rencontrer le grand écrivain. Maria, une jeune femme extravagante, vient de quitter le baron Persi, qu'elle a épousé à contrecoeur, créant le scandale dans une ville où tout se sait. Au hasard des campi et des calli de Venise, elle croise Roberto. C'est le coup de foudre.
Poursuivi par la police, qui prend Roberto pour un kidnappeur, le couple arpente en une journée, avec l'aide d'Hemingway, cette Venise crépusculaire. Qui se sauvera et qui périra ? Alberto Garlini mène avec justesse et virtuosité cette fantaisie vénitienne échevelée en forme d'hommage au grand écrivain américain.

18,00 €uros

Broché: 271 pages
Editeur : Christian Bourgois Editeur (4 février 2010)
Langue : Français
ISBN-10: 2267020718
ISBN-13: 978-2267020717

Patriciaa494

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Re: Venise est une fête

Message  Patriciaa494 le Ven 9 Nov - 16:45

"J'avais oublié que le besoin de littérature qui est au centre de ma vie vient précisément d'Ernest Hemingway" écrit Alberto Garlini dans sa note d'intention.

Humble, il sait la dette qu'il a contractée envers l'auteur de L'Adieu aux armes, envers sa prose directe et ses dialogues ramenés à leur essence théâtrale. Mais si Venise est une fête doit beaucoup à Hemingway, son moteur et son sujet, le roman en forme d'offrande surpasse de bien loin le pastiche. Parler d'échange serait plus juste : emprunter à l'auteur ses mots, la virtuosité énergique de sa langue et lui rendre en retour son étoffe romanesque. Noceur intrigant, jouisseur torturé, séducteur épris des grâces botticelliennes, Hemingway incarne l'un de ses personnages dans la Cité des Doges. A peine étonnant qu'il y croise deux de ses héros échappés de Pour qui sonne le glas. Maria et Roberto qui fuient leur destin dans les dédales de canaux vivent avec gratitude le sursis que leur offre une histoire de fantômes. De leurs voix blanches, ils disent le bonheur de se retrouver sans se connaître, les banalités merveilleuses des fausses premières fois, inconscients que le créateur qui a scellé leur sort foule le même pavé qu'eux. Fantaisie baroque, célébration des mille beautés de la fiction réinventée, le roman d'Alberto Garlini paye mieux que par tous les éloges le tribut qu'il doit à l'oeuvre du maître. Il l'invite à sa table, lui sert le meilleur vin et règle l'addition.

10/10 I love you I love you I love you I love you I love you

Patriciaa494

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