Voir Venise, mourir à Varanasi

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Voir Venise, mourir à Varanasi

Message  Colombine le Mar 6 Nov - 21:26

De la Biennale de Venise aux bûchers funéraires de Varanasi, un hymne hilarant et halluciné à la beauté et au sexe, à l'art et à la mort. Dans la cité des Doges, Jeff Altman, un journaliste un peu paumé qui a la fâcheuse habitude de parler tout seul, est dépêché par sa rédaction à la Biennale de Venise. Il plonge avec délice dans la débauche huppée qui réunit le petit monde de l'art contemporain autour de fontaines de bellinis, de montagnes de cocaïnes et, accessoirement, d'installations artistiques. Sous un ciel vénitien aussi chatoyant qu'un tableau de Turner, Jeff rencontre l'envoûtante Laura, une galeriste américaine, avec laquelle il s'aventure dans un joyeux dérèglement des sens. Dans la cité des Morts. Un reporter s'installe à Varanasi pour écrire un article sur la ville. Le choc est rude pour un Londonien de souche : les trajets en took-took sont aussi cauchemardesques qu'une course en wagon minier, le Gange est un mélange louche de cendres humaines et d'ordures, et des hordes de singes vicieux guettent le touriste à tous les coins de rue. Varanasi avec son chaos, ses temples, ses bûchers, est tout un monde à elle seule, le centre du cosmos. Pour un peu, on y resterait toute sa vie. Deux cités hors du temps pour une plongée décalée et jouissive dans l'art contemporain et la spiritualité indienne.

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23,85 €uros

Broché: 400 pages
Editeur : Denoël (10 février 2011)
Collection : Denoël & d'ailleurs
Langue : Français
ISBN-10: 220726131X
ISBN-13: 978-2207261316

Colombine

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Re: Voir Venise, mourir à Varanasi

Message  Colombine le Mar 6 Nov - 21:28

Un titre symétrique pour un étonnant roman-diptyque, le quatrième de l’écrivain et critique d’art anglais Geoff Dyer. Les deux faces de ce livre spéculaire se reflètent dans le miroir que leur tendent le Grand Canal et le Gange, voies d’eau jumelles qui parcourent et irriguent ce texte au confluent de la fiction, de l’essai et du récit de voyage.

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Effervescence dionysiaque, la première partie, "Voir Venise", se lit comme un anti- Mort à Venise. Jeff Atman, journaliste free-lance, est envoyé à Venise pour couvrir la Biennale d’art contemporain. La quarantaine bien tassée, un peu aigri et les cheveux fraîchement teints (clin d’oeil à Aschenbach, le héros vieillissant et fardé de Mort à Venise, le chef-d’oeuvre de Thomas Mann), Atman s’envole pour la Sérénissime, blasé à l’avance.

Sur place, entre deux Bellini, il rencontre Laura, une jeune galeriste américaine. Sexe, parties dans les palais, rails de coke sur un yacht… Voilà Atman projeté dans une étourdissante débauche vitale à laquelle Dyer insuffle un rythme speedé. Souvent très drôle, l’écrivain distille ses traits d’humour vachards et égratigne le milieu de l’art et son système de castes...

Colombine

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